Quelques morceaux de moi

The end

Parce qu'il faut bien que j'en parle, à un moment ou un autre. Que ce soit la fin de notre monde ou simplement ma fin, c'est-à-dire, ma mort, il fallait que j'écrive quelque chose à ce sujet. On dit souvent que la fin de quelque chose signifie le début de quelque chose d'autre. Une fin, un commencement. Je ne sais pas ce qui m'attend, après ma mort, et je ne tiens pas à le savoir. Et il en est de même pour la fin du monde. Beaucoup de personnes en parlent, beaucoup disent que cela arrivera plus tôt qu'on ne le croit, et beaucoup se préparent. Ils se préparent à survivre. (...)

Leçon

Les plus sages savent comment vivre. Mais ce ne sont pas les plus sages qui survivent. (...)

Nothing

Tout à l’heure, je suis allée courir. Je me sentais mieux, plus tranquille, un petit peu plus sûre de moi. C’est si vite parti… ça s’en va et ça ne revient pas, ou alors, seulement pour quelques instants, comme si c’était un effet d’une drogue quelconque qui ne pouvait durer indéfiniment. Comme si me sentir bien n’était pas ce pour quoi je suis faite et que je ne pourrais jamais en avoir plus que quelques échos. Peu importe au final ce qui va se passer, je ne me sens pas capable d’y faire face. Je me sens sans aucune force, juste bonne à être balayée par les (...)

Quelques mots... qui me vont droit au cœur.

« Moi aussi j’ai fait des choses dont j’suis pas très fier. Dis-moi ce que t’as fait. On te jugera pas, Iorek, on te jugera pas. - Et si je méritais justement que l’on me juge ? » A la croisée des mondes, la boussole d’or (saison 1, épisode 4) (...)

Ce qu'il s'est passé...

Revenir ici pour écrire, ça me calme quelque peu. J'aurais voulu écrire tous les jours depuis la dernière fois, mais le déménagement a été la cause d'une petite période sans Internet. Maintenant que c'est réglé, je vais tâcher de mettre les choses au clair. Ma soirée du weekend dernier, d'abord. Comment dire... rien de neuf. Je sors, je m'amuse, je semble revivre, j'ai pendant quelques instants l'impression que cela va durer et qu'enfin je suis sortie de mes malheurs, et ensuite arrive... quelque chose. Il y a toujours quelque chose. Une phrase dite sans penser à mal mais qui, (...)

Folie

Ce soir, je sors. Cela fait longtemps que je n'ai pas fait de soirée. Et ça me manquait. Beaucoup. Pour moi, c'est à la fois jouissif et terriblement effrayant, de faire une soirée. Parce que j'ai l'impression de devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un d'assuré, qui danse, qui rit, qui s'amuse, qui séduit, qui profite de tout et de tous. Et je sais que cette "autre", c'est moi sans vraiment l'être. Un peu comme si 90% du temps j'étais le "moi qui a envie de mourir et qui est triste" et que les 10% restant étaient réservés à cet autre "moi qui est diabolique et qui est en colère". La (...)

Je cours, je cours mais je ne peux pas m'échapper...

Pourquoi ai-je perdu tant de temps à aller à la FAC ? Et au final, tout ce que j'y ai gagné c'est des emmerdes supplémentaires. La première étant un ennui mortel qui a rendu mes journées mornes et tristes à pleurer. Et la seconde arrive maintenant, semble-t-il, et il s'agit de chercher à me faire rembourser les sous que j'ai eu grâce à ma bourse étudiante. La FAC ne m'a servit à rien et c'est même pire, ce lieu a en quelque sorte achevé de me miner le moral. Même maintenant que je n'y suis plus, j'y pense encore et je me dis encore avec regret que j'y ai gaspillé trois ans de (...)

J'en peux plus...

Une énième discussion houleuse à mon sujet. Et je me suis encore pris des propos affreux en pleine gueule. Je ne peux plus supporter tout ça. Comment leur dire, comment leur faire comprendre... je ne sais pas, je suis si fatiguée, si triste, si détruite... J'ai encore fini en larmes. J'étais à deux doigts de me remettre à cogner du poing contre le mur, comme je le faisais l'an dernier quand je vivais en colocation. Tant de mots pour ne rien dire, et tant de jugements... je n'arrive pas à m'en remettre. Et dire qu'il s'agit de ma propre famille, que même eux sont incapables d'être (...)

Soirée pizza

J’ai envie de mourir. Là, tout de suite, je serai prête à le faire. Je le sens. Comme si c’était une nécessité, comme un besoin de respirer, sauf que ce serait plus un besoin d’arrêter de respirer. Plus de culpabilité, plus de rythme cardiaque qui s’accélère parce que j’ai des pensées qui me perturbent, plus de sensation de froid poignante à cause de ma solitude et du fait que je n’arrête pas de me dire que tout ce que je fais aurait un sens si je pouvais enfin le partager avec une autre personne. Je parle d’un véritable partage, pas juste d’une soirée où on (...)

Brume

Le froid est encore plus horrible, je crois, depuis qu'on a déménagé ; l'appart est sans doute moins bien isolé que le précédent. S'il n'y avait que ça... dans mon cœur aussi, il y fait horriblement froid, un souffle glacial semble y être en permanence, une sorte de brume faite de tout ce qui ne peut s'échapper de moi. Ma colère. Ma peine. Ma souffrance. Ma peur. Mais aussi ma tendresse, et mon amour... parce qu'il m'arrive encore de sentir qu'il me reste un peu de ces choses-là. Je me refuse à exprimer cela, à montrer le bon comme le mauvais, parce que ce n'est jamais bien (...)

J'aurais dû faire du théâtre

On me l'a souvent dit. J'aurais dû faire du théâtre. Sauf que la vie est déjà une pièce de théâtre assez compliquée pour moi, donc pas besoin d'en rajouter. Je suis une bonne actrice, malgré tout. Quand on me croise, on pourrait presque me croire heureuse. Paraît-il que j'ai, je cite, "de l'énergie à revendre". Je cache juste mieux que les autres les pensées qui me viennent à l'esprit et qui sont à deux doigts de me détruire. Je suis retournée boire une bière, à ma pause de ce midi. J'étais presque la seule cliente au bar, assise dans mon coin, avec mon grand cahier et (...)

Toujours aussi vide

Rien ne me débarrasse de mes idées de violence, de souffrance, de danger, de mort... J'ai passé la journée à dissimuler ce mélange, à tenter de me distraire par tous les moyens. Je fais ça tout le temps, me distraire. La vie m'ennuie, les gens m'ennuient, moi-même je me trouve ennuyeuse. Et je me sens toujours aussi vide. Il ne m'arrive que quelques péripéties au cours de ma journée, quelques petites embrouilles qui se règlent d'elles-même et qui ne changent rien à la monotonie de ma vie. Certains diraient que je devrais m'estimer heureuse de ne pas être constamment submergée (...)

Échapper à tout ça

Encore une discussion qui finit par être portée sur ma personne. Dès que ça va dans ce sens, ça m'oppresse ; je dois tout le temps essayer de m'expliquer, j'ai l'impression de devoir tout justifier, de devoir donner une raison qui explique mon comportement. Et je ne peux pas le faire. Je ne sais pas ce qui me rend comme ça, ce qui me file des pensées aussi sombres et morbides, ce qui a détruit la belle vision que j'avais de la vie et du monde, autrefois... Alors la colère arrive et la discussion s'achève quand je finis par dire : "bon, j'en ai marre qu'on parle de moi, donc on va (...)

Trop de temps/pas le temps

Oh putain ce bordel... franchement, c'était du grand n'importe quoi. Si on devait faire une pièce de théâtre sur ma vie, on l'appellerait comme ça "N'importe quoi". D'abord, j'ai mon stage qui a commencé. Ce n'est pas très fatiguant un stage, hein... ouais ouais, on en reparle après toutes ces heures à trier et à ranger des bacs entiers de livres et de CD, le tout avec une chef ayant un caractère de merde. Je les reconnais bien les gens avec ce caractère-là, c'est facile parce que j'ai le même. Du coup, paf, ça part en étincelles et c'est rarement bon qu'on se retrouve dans (...)

Fatiguée

Je suis si fatiguée de devoir me battre constamment contre moi pour essayer de me traîner au milieu des difficultés. Personne ne sait pour mes crises de larmes et mes insomnies. Personne ne sait pour mon addiction au poppers et mes autres découvertes récentes à propos de produits peu recommandables. Personne ne sait qu'en ce moment j'ai toujours en tête de trouver un moyen efficace de me tuer. Personne ne sait que quand je regarde en boucle la série "Euphoria", c'est moi que je vois dans le personnage de Rue, c'est moi que je vois quand je vois cette fille qui se drogue et qui fait (...)

Porter secours

Une petite envie de parler du SST. Sauveteur secouriste du travail, pour ceux qui ne savent pas. Perso, j'avais aucune idée de ce que ça voulait dire avant de le passer. Et la première chose que je souhaite dire à propos de ça, c'est que si jamais quelqu'un fait un malaise devant moi ou bien a un accident quelconque, je ne serais pas d'un très grand secours. Pas parce que je n'ai pas eu le diplôme du SST. C'est parce que dans ma tête, il peut se passer deux situations : soit la personne victime du problème est quelqu'un dont je me fous complètement et je vais faire les choses de (...)

Journée inutile

Réveil vers 14h. Pas d'impératifs aujourd'hui alors j'ai fait une méga grasse mat. Et qu'est-ce qui m'arrive quand je dors trop ou pas assez ? Mal au crâne. J'ai rien foutu de ma journée. Je devais me motiver pour chercher une formation mais j'ai pas réussi. Au lieu de ça, je me suis retrouvée à regarder un film super bizarre, "The Master". Un film à mon image. Impec. Nouveau problème à inscrire sur une liste déjà bien assez longue : le poppers. Il y a environ deux mois, je ne connaissais même pas ce truc. Maintenant, j'en suis complètement fan. Et aujourd'hui, j'ai passé le (...)

Retour

Me revoilà... encore à écrire des choses, des tas de choses probablement stupides et dénuées de sens. Je crois que je ne pourrais jamais m'en empêcher, écrire tout en sachant que c'est vain est une activité que je continuerais certainement de faire tout le reste de ma vie. J'avais un autre journal sur ce site, avant. Je ne l'ai pas effacé, il y est toujours. Mais c'est une ancienne part de moi, des morceaux de moi que je ne supporte plus de relire. Ce n'est pas que j'ai changé, non, c'est juste qu'il y a des choses sur lesquelles je me serais prise la tête pendant des pages (...)