Quelques morceaux de moi https://morceauxdemoi.journalintime.com/ fr 2020-02-13T21:22:07+01:00 https://morceauxdemoi.journalintime.com/If-I-just-lay-here If I just lay here... Je crois que je n'ai jamais eu autant envie d'en finir qu'il y a quelques minutes. Je ne suis même pas sûre d'être véritablement calmée là. On fête l'anniversaire de mon petit frère, ce soir, et moi je veux juste m'allonger et ne rien faire, ne rien voir, ne rien entendre, ne rien penser... Je ne fais que m'écouter en boucle la chanson "Chasing cars" de Snow Patrol, j'essaye de faire comme si j'étais déjà morte et que je pouvais me fondre dans cette chanson pour mieux disparaître. Pourquoi je n'arrive plus à me convaincre qu'il y a encore de l'espoir ? Pourquoi rien ne me semble Je crois que je n’ai jamais eu autant envie d’en finir qu’il y a quelques minutes. Je ne suis même pas sûre d’être véritablement calmée là. On fête l’anniversaire de mon petit frère, ce soir, et moi je veux juste m’allonger et ne rien faire, ne rien voir, ne rien entendre, ne rien penser… Je ne fais que m’écouter en boucle la chanson "Chasing cars" de Snow Patrol, j’essaye de faire comme si j’étais déjà morte et que je pouvais me fondre dans cette chanson pour mieux disparaître. Pourquoi je n’arrive plus à me convaincre qu’il y a encore de l’espoir ? Pourquoi rien ne me semble assez important pour m’empêcher de commettre l’irréparable ?

Plus j’écris et plus je crois que je me perds, plus je parle et plus on me lance de mots qui me blessent… comme si je tentais malgré moi de retrouver espoir et qu’à chaque fois on me jetait en pleine face que je me suis encore fait des illusions…

]]>
2020-02-13T21:22:07+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Je-suis-un-desastre Je suis un désastre Nouvelle soirée. Nouveau moment passé à me demander ce que je fous là, au milieu de tous ces gens qui font la fête et qui s'amusent. J'ai rencontré un type qui m'a fait penser à mon ancien ami Marc ; gentil, avec un petit retard mental, timide, sympa. Je commence à me dire que c'est peut-être ça qu'il me faudrait pour réussir à accepter mon sort, il faudrait que je sois en couple avec quelqu'un qui a ce genre de retard mental, qui voit toujours tout de façon simple, qui ne réfléchit pas. Une soirée, on est sensé en profiter... je n'ai fait qu'avoir des pensées affreuses. Nouvelle soirée. Nouveau moment passé à me demander ce que je fous là, au milieu de tous ces gens qui font la fête et qui s’amusent. J’ai rencontré un type qui m’a fait penser à mon ancien ami Marc ; gentil, avec un petit retard mental, timide, sympa. Je commence à me dire que c’est peut-être ça qu’il me faudrait pour réussir à accepter mon sort, il faudrait que je sois en couple avec quelqu’un qui a ce genre de retard mental, qui voit toujours tout de façon simple, qui ne réfléchit pas.

Une soirée, on est sensé en profiter… je n’ai fait qu’avoir des pensées affreuses. J’ai d’abord songé que si je faisais un coma éthylique devant toutes ces personnes, ça ferait un beau bordel. Ensuite, j’ai voulu coucher avec quelqu’un, n’importe qui, mais je voulais avoir un instant sexe ce soir. Après ça, j’ai bu. Ma pote et moi, on s’est fait draguer, et j’ai failli coller mon poing dans la gueule d’un type lourdaud. Après ça, j’ai dansé et j’ai essayé d’oublier tout. J’ai réussi pendant environ une demi-heure. Ensuite, j’ai recommencé à boire. Je suis un désastre. J’ai pensé à ça pendant toute la soirée. J’y pense encore, là. Faudrait que j’aille dormir. Mais je n’y arriverai pas…

Pourquoi tout est toujours aussi flou, aussi incompréhensible ? J’aurais voulu naître avec une espèce de retard mental, moi aussi. J’aurais voulu ne jamais voir la vie autrement que simplement, si ça avait été le cas j’aurais pu accepter de me résigner, de ne pas chercher sans cesse à me dépasser et à croire que je suis capable de plus… parce que c’est entièrement faux, je ne suis pas capable de faire plus, je ne suis capable de rien… Je suis un désastre et je n’ai même pas la force de l’accepter totalement.

Arrive un moment où il faut choisir, non ? Choisir de vivre ou de mourir. Choisir sa voix. Choisir d’être simple ou d’être compliqué. Choisir d’aimer quelqu’un. Choisir de vivre avec certaines personnes plutôt que d’autres. Je ne sais pas choisir. C’est comme si je n’avais jamais appris à choisir…

]]>
2020-02-09T02:29:34+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Il-n-est-pas-la-reponse-et-tu-le-sais "Il n'est pas la réponse, et tu le sais." J'ai repris contact avec lui. Pourquoi ai-je fini par le faire ? Je l'ignore. Sans doute que j'ai laissé trop de place à la fillette en moi qui continue de pleurer et d'espérer un peu de tendresse et de réconfort. J'ai beau savoir que cet homme n'est pas la réponse, je vais le revoir. Je vais revoir mon père. Même l'écrire me semble idiot. Je voudrais qu'il y ait une réponse, quelque part, une solution... et mon fichu cœur de gamine voudrait que ce soit lui. Avant, je parlais avec d'autres, je me confiais à propos de mon père, j'écoutais certains conseils et j'essayais J’ai repris contact avec lui. Pourquoi ai-je fini par le faire ? Je l’ignore. Sans doute que j’ai laissé trop de place à la fillette en moi qui continue de pleurer et d’espérer un peu de tendresse et de réconfort. J’ai beau savoir que cet homme n’est pas la réponse, je vais le revoir. Je vais revoir mon père. Même l’écrire me semble idiot. Je voudrais qu’il y ait une réponse, quelque part, une solution… et mon fichu cœur de gamine voudrait que ce soit lui.

Avant, je parlais avec d’autres, je me confiais à propos de mon père, j’écoutais certains conseils et j’essayais d’avancer, de faire bouger les choses. Je ne le fais plus. Mon père n’est plus qu’une anecdote que je lance une fois de temps en temps, lorsque les conversations s’y prêtent. Ou alors j’en parle avec détachement, je raconte les grandes lignes de notre passé de façon simple, rapide, mécanique, comme si cela ne m’appartenait pas. A mes yeux, mon père est mort. Et le revoir, c’est un véritable périple au cœur de la souffrance. Je ne sais même pas pourquoi je m’inflige ça. Je me contente de faire les choses, de suivre mes idées stupides lorsqu’elles me viennent en tête. Je n’ai que ça à faire de ma vie. Je ne fais rien de bien, je ne fais rien de mal, je suis remplaçable. Je ferais mieux de mourir, ça m’éviterait toutes ces idioties… mais je n’en trouve pas la force. Alors à défaut de provoquer la mort, je l’attends. Elle finira bien par venir un jour, comme pour tout le monde. Je me demande d’ailleurs ce que je ressentirai lorsque mon père sera vraiment mort. Probablement pas grand-chose. Je me sens déjà tellement vide.

]]>
2020-02-02T22:19:16+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Dreamcatcher Dreamcatcher Je suis chez ma mère, là. Elle écoute la radio. Elle danse, elle chante, elle s'éclate ; je l'entends parfois rire dans la cuisine. Pendant que moi, dans les chambres à l'étage, j'écoute "Rocket man" de Elton John, avec mon petit MP3, et que j'ai presque envie de pleurer. Je ne pleure pas, je retiens mes larmes. Et je vais descendre les escaliers, sourire à ma mère. Parce que je suis comme ça. Je ne sais pas faire autrement. Je ne sais pas comment faire pour que l'on puisse comprendre pourquoi je pleure. Je ne sais pas comment faire face à toutes les questions qu'on me poserait si Je suis chez ma mère, là. Elle écoute la radio. Elle danse, elle chante, elle s’éclate ; je l’entends parfois rire dans la cuisine. Pendant que moi, dans les chambres à l’étage, j’écoute "Rocket man" de Elton John, avec mon petit MP3, et que j’ai presque envie de pleurer. Je ne pleure pas, je retiens mes larmes. Et je vais descendre les escaliers, sourire à ma mère. Parce que je suis comme ça. Je ne sais pas faire autrement. Je ne sais pas comment faire pour que l’on puisse comprendre pourquoi je pleure. Je ne sais pas comment faire face à toutes les questions qu’on me poserait si je ne me cachais plus derrière un masque, si je le retirais soudainement.

J’ai envie de mourir. J’ai envie de passer 24h à faire la fête, de danser pendant des heures, de fumer en regardant les étoiles, de plonger nue dans une piscine ou une rivière, de chanter dans un karaoké une chanson super triste et super belle qui me ferait pleurer, de passer la nuit avec un homme et une femme pour faire l’amour et m’endormir dans leurs bras ensuite, de me lever en même temps que le soleil pour observer le ciel matinal assise sur un toit avec la ville en contrebas… et enfin, j’ai envie de m’allonger doucement sur un lit avec la fenêtre ouverte pour que les rayons de ce soleil me caressent le visage, de m’endormir et de ne plus jamais rouvrir les yeux.

J’aimerais être une sorte de rêve, qu’il suffise d’un attrape-rêve pour pouvoir m’atteindre, m’attraper, me ramener dans le monde, m’ancrer à la vie.

]]>
2020-01-31T21:28:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/So-what So what ? Et bien, rien de nouveau. Oh si, juste une chose : le rendez-vous avec le psy a été un échec total. J'ai à peine évoquer quelques uns de mes problèmes les moins importants, mais déjà je sens que ça ne va pas. D'abord, j'ai eu droit à une écoute distraite, à des espèces de marmonnements qui sonnaient comme des conseils lancés au hasard sans savoir si je les avais entendus ou pas... en fait, je pense que le psy avait fumé avant le rendez-vous et qu'il était défoncé. Rien de neuf, donc. Je sombre toujours, toujours plus loin... Et bien, rien de nouveau. Oh si, juste une chose : le rendez-vous avec le psy a été un échec total. J’ai à peine évoquer quelques uns de mes problèmes les moins importants, mais déjà je sens que ça ne va pas. D’abord, j’ai eu droit à une écoute distraite, à des espèces de marmonnements qui sonnaient comme des conseils lancés au hasard sans savoir si je les avais entendus ou pas… en fait, je pense que le psy avait fumé avant le rendez-vous et qu’il était défoncé.

Rien de neuf, donc. Je sombre toujours, toujours plus loin…

]]>
2020-01-26T21:24:44+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Le-psy Le psy Depuis plusieurs années, l'idée de voir un psy me semblait complètement stupide. Dans mon enfance, j'étais suivie par une psy, une gentille vieille dame, qui m'aidait et veillait à ce que les disputes entre mes parents ne m'affectent pas trop, ne me perturbent pas dans ma petite vie de fillette. J'ai arrêté de la voir à mes dix ans, je m'en sortais toute seule. Ensuite, je n'ai plus pensé aux psys. Mais lorsque j'ai recommencé à me sentir perdue, je me suis dis que ça allait peut-être m'aider. Et j'ai erré de psy en psy, de rendez-vous en rendez-vous, des moments affreux et Depuis plusieurs années, l’idée de voir un psy me semblait complètement stupide. Dans mon enfance, j’étais suivie par une psy, une gentille vieille dame, qui m’aidait et veillait à ce que les disputes entre mes parents ne m’affectent pas trop, ne me perturbent pas dans ma petite vie de fillette. J’ai arrêté de la voir à mes dix ans, je m’en sortais toute seule. Ensuite, je n’ai plus pensé aux psys. Mais lorsque j’ai recommencé à me sentir perdue, je me suis dis que ça allait peut-être m’aider. Et j’ai erré de psy en psy, de rendez-vous en rendez-vous, des moments affreux et angoissants où j’avais l’impression de ne dire que des conneries. Donc, plus de psy.

Et maintenant ? J’ai passé des mois à osciller entre prendre un nouveau rendez-vous, prendre à nouveau le risque de me confier, ou tenter de tout faire seule comme je l’ai pratiquement toujours fait, si on ne compte pas la psy de mes dix premières années. J’ai finalement pris un rendez-vous. Mais même là, je ne suis toujours pas décidée. Une envie de ne pas m’y rendre me vient et je crois que je vais y céder. D’un autre côté, je ne pense pas qu’esquiver ce rendez-vous soit une bonne idée… Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire à cette personne inconnue qui va me regarder fixement, assise dans un fauteuil, en attendant que je déballe ma vie dans un fouillis de mots incohérents ? Est-ce que je dois d’abord me présenter, parler de ma journée, de comment je me sens, ou dire la première idiotie qui me viendra à l’esprit ? Rien que de réfléchir à tout ça, ça me fatigue. Et j’ai envie d’esquiver, de ne plus devoir y penser. Je me dis que ce serait mieux que j’aille au cinéma voir un film, me détendre et oublier tout ce bordel. En plus, ça fait si longtemps que je ne suis pas allée au cinéma… ça me manque.

Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quel choix je vais faire, si l’une de ces options est mauvaise et l’autre non, si je vais prendre la bonne décision, ou si je vais faire le mauvais choix mais que ce sera finalement ce dont j’avais besoin… Le monde part en cacahuètes, de toute façon. Alors, qu’est-ce que ça peut faire si moi aussi, je me perds ?

]]>
2020-01-19T23:15:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Inutile Inutile Encore cette impression, celle ne de ne savoir rien faire, de n'être qu'un boulet, une personne maladroite dans tous les domaines... Pourquoi chaque moment de ma vie me donne cette impression ? Je me sens tellement mal, les larmes aux yeux pour un rien, la colère contre tout le monde moi y compris, tout ça forme quelque chose de vertigineux qui me fait perdre pied. C'est à croire que je n'ai vraiment rien à faire ici, que j'aurais dû naître ailleurs, dans un petit recoin sombre de l'univers là où personne n'irait me chercher et où j'aurais pu continuer de rêver comme une enfant Encore cette impression, celle ne de ne savoir rien faire, de n’être qu’un boulet, une personne maladroite dans tous les domaines… Pourquoi chaque moment de ma vie me donne cette impression ? Je me sens tellement mal, les larmes aux yeux pour un rien, la colère contre tout le monde moi y compris, tout ça forme quelque chose de vertigineux qui me fait perdre pied. C’est à croire que je n’ai vraiment rien à faire ici, que j’aurais dû naître ailleurs, dans un petit recoin sombre de l’univers là où personne n’irait me chercher et où j’aurais pu continuer de rêver comme une enfant chaque jour de ma vie.

La soirée d’hier n’a rien changé. C’était même pire. En me réveillant ce matin, j’en suis arrivée au point où j’ai regretté de ne pas avoir la gueule de bois. Parce que je me suis réveillée et que j’ai ouvert les yeux en me sentant comme si je n’avais pas fait la fête, comme si mes quelques heures d’amusement de la veille n’avaient jamais existé. Je n’ai même pas trouvé la force d’aller courir, je me suis laissée abrutir par mon ordinateur et mon lit réconfortant.

Parfois, je me demande encore pourquoi des gens continuent de venir me parler, essayant d’avoir une conversation normale avec moi, de me poser les questions que tout le monde pose, "tu fais quoi dans la vie ?", "t’as des frères et sœurs ?", ce genre de choses qui à force devient lassant. Pourquoi me poser toutes ces questions si au final, c’est pour m’oublier après ? Je n’ai pas envie qu’on cherche à me connaître de cette façon, ça me donne juste l’impression de n’être qu’un amas d’informations inutiles qu’on va ranger dans un coin, et j’en viens à me dire que je ne mérite pas d’être connue et que personne ne le mérite non plus, qu’on ne fait que se mentir en imaginant le contraire parce que ça fait moins chier que la vérité. Quand je rêvais encore, je m’imaginais que peut-être un jour je pourrais balancer une phrase différente, une phrase tout sauf normale et habituelle, la phrase juste par rapport à la situation et par rapport à ce que je ressens vraiment dans mon cœur, et que cette phrase résonnerait dans le cœur de la personne d’en face et trouverait une réponse. J’imaginais qu’un jour je ne serais pas la seule à sortir des phrases bizarres ou trop poétiques, que je ne les balancerais pas dans le vide, qu’il n’y aurait pas uniquement autour de moi des gens qui se moqueraient de moi parce que je dis ces phrases-là et ces mots qui ont pourtant tant d’importance pour moi. Je n’arrive plus à y croire, maintenant, je ne crois plus en rien…

Inutile. C’est le mot qui me définit le mieux, je pense. Peu importe ce que je fais, je sais que n’importe qui pourrait le faire à ma place ; d’ailleurs, lorsque j’ai un empêchement, on me trouve un remplaçant et je ne manque à personne. Je ne suis rien d’autre qu’une option parmi tant d’autres, facilement oubliable, facilement remplaçable. Et putain ce que ça fait mal…

]]>
2020-01-13T01:41:07+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/La-rage-au-coeur La rage au cœur Putain de journée... C'est quand même assez rare que j'ai des journées où je me retrouve dans un état pareil, généralement c'est plus quelque chose qui ne dure que quelques heures. Mais là, j'ai eu la rage. Et pourtant, je n'avais aucune véritable raison d'être aussi en colère, d'avoir cette envie d'exploser à tout moment. J'avais même tout pour passer une journée des plus calmes. Un vendredi sans boulot, du temps pour moi et pour essayer enfin de dormir correctement, du silence pour écouter des chansons magnifiques et apaisantes... j'avais tout pour réussir à mettre mon Putain de journée… C’est quand même assez rare que j’ai des journées où je me retrouve dans un état pareil, généralement c’est plus quelque chose qui ne dure que quelques heures. Mais là, j’ai eu la rage. Et pourtant, je n’avais aucune véritable raison d’être aussi en colère, d’avoir cette envie d’exploser à tout moment. J’avais même tout pour passer une journée des plus calmes. Un vendredi sans boulot, du temps pour moi et pour essayer enfin de dormir correctement, du silence pour écouter des chansons magnifiques et apaisantes… j’avais tout pour réussir à mettre mon mal-être à distance au moins pendant une journée. Il a suffit d’un rendez-vous avec un conseiller bancaire pour que je me transforme en volcan. En soi, le problème n’a rien de si grave, et encore une fois, la plupart des gens ne se seraient pas énervés autant pour si peu. Mais je ne suis pas la plupart des gens. Je suis pire.

Demain soir, j’ai prévu de sortir. J’ai déjà passé deux journées dans un état lamentable, je refuse d’en subir une troisième, je ne pourrais pas le supporter. Tout à l’heure, j’ai encore songé à en finir avec tout ça, avec tout ce monde, tout ce bruit, toutes ces douleurs… j’ai entaillé ma peau, j’ai fait des coupures rouges encore et encore, et j’ai regardé le sang couler avec un regard vide, mon regard, celui de mon reflet dans le miroir qui s’est mit à me fixer. Je sors demain pour éviter de me retrouver à nouveau seule dans ma salle de bain, ou encore seule dans la cuisine avec toute la nourriture autour de moi et cette envie de manger alors que je n’ai pas faim. Je sors demain pour avoir une excuse et dire à ma famille que je ne suis pas disponible pour les voir. Mais j’ai la rage au cœur, la rage, la rage… celle qui explose comme une bombe à la figure de n’importe qui, celle qui me fait cogner mes poings contre tout ce que je peux trouver. J’ai la rage qui me réchauffe le cœur tout en me le brûlant. Dans ces moments-là, je me sens plus que jamais comme un monstre ; prise par mes pires pulsions, incontrôlable, impossible à suivre, dangereuse pour moi comme pour les autres…

]]>
2020-01-10T21:04:38+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Reveries-d-un-autre-monde Rêveries d'un autre monde I might as well be on Mars / You can't see me / I might as well be the Man on the Moon / You can't hear me / Oh, can you feel me so close / And yet so far / Baby, I might as well be on Mars... J'ai réussi à rêver un peu, pendant cette interminable journée. Peut-être que ça semble quelque peu cliché mais... j'ai rêvé d'un autre monde. Et ça m'a aidé à supporter... eh bien, tout ce que j'avais à supporter. Souvent, j'ai cette impression de venir d'ailleurs, d'être tellement en dehors de tout ce qui existe dans ce monde-là... I might as well be on Mars / You can’t see me / I might as well be the Man on the Moon / You can’t hear me / Oh, can you feel me so close / And yet so far / Baby, I might as well be on Mars...

J’ai réussi à rêver un peu, pendant cette interminable journée. Peut-être que ça semble quelque peu cliché mais… j’ai rêvé d’un autre monde. Et ça m’a aidé à supporter… eh bien, tout ce que j’avais à supporter. Souvent, j’ai cette impression de venir d’ailleurs, d’être tellement en dehors de tout ce qui existe dans ce monde-là…

]]>
2020-01-07T17:48:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Pas-la Pas là Journée dans le brouillard. Je suis sortie courir un peu mais je me sentais toujours aussi... éloignée de tout. C'est un peu comme si pour compenser les moments où je suis trop sensible - c'est-à-dire les 3/4 du temps -, j'avais des moments où il m'est impossible de penser ou de ressentir. Aujourd'hui, je n'ai rien fait. Pourtant, si je fais un effort pour me rappeler, j'ai fait pas mal de choses. Préparer un petit déj bien copieux, m'occuper de mes chats, finir le livre que je dois rendre demain à la médiathèque, sortir courir une bonne heure dans le froid et le vent, écrire et Journée dans le brouillard. Je suis sortie courir un peu mais je me sentais toujours aussi… éloignée de tout. C’est un peu comme si pour compenser les moments où je suis trop sensible - c’est-à-dire les 3/4 du temps -, j’avais des moments où il m’est impossible de penser ou de ressentir. Aujourd’hui, je n’ai rien fait. Pourtant, si je fais un effort pour me rappeler, j’ai fait pas mal de choses. Préparer un petit déj bien copieux, m’occuper de mes chats, finir le livre que je dois rendre demain à la médiathèque, sortir courir une bonne heure dans le froid et le vent, écrire et encore écrire… Mais j’ai comme l’impression que tout cela a été fait par quelqu’un d’autre, que je me suis observée moi-même faire toutes ces choses, comme si je ne contrôlais rien et que tout était fait automatiquement. Je n’étais pas là, pas vraiment. Comment les autres font-ils pour ne pas le remarquer, pour ne pas voir que je ne suis pas là ? Moi je le vois quand il y a un problème quelque part, et j’en ai marre d’être la seule à le remarquer, alors je fais semblant de ne rien voir. Je ne suis pas là… je ne suis pas là… je suis ailleurs, loin du monde… dans le vide.

]]>
2020-01-05T20:25:26+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Ecrasee Écrasée La radio crachant milles mots que j'essaye de ne pas écouter... je ne supporte pas cette manie du bruit, cette habitude qu'ont certains de toujours laisser la télé ou la radio allumée en fond pendant qu'ils font autre chose. Il y a tant de choses comme ça, que je ne peux plus supporter. Dès que je tente d'expliquer ce que cela me fait, ce que je ressens lorsque je suis emportée dans tous ces mots, ces voix, ces événements, on me trouve étrange et on me balance avec dédain que je suis trop sensible. Oui, je suis sensible. Et oui, sûrement bien trop pour ce monde. Mais je ne l'ai La radio crachant milles mots que j’essaye de ne pas écouter… je ne supporte pas cette manie du bruit, cette habitude qu’ont certains de toujours laisser la télé ou la radio allumée en fond pendant qu’ils font autre chose. Il y a tant de choses comme ça, que je ne peux plus supporter. Dès que je tente d’expliquer ce que cela me fait, ce que je ressens lorsque je suis emportée dans tous ces mots, ces voix, ces événements, on me trouve étrange et on me balance avec dédain que je suis trop sensible. Oui, je suis sensible. Et oui, sûrement bien trop pour ce monde. Mais je ne l’ai pas choisi et si je pouvais faire autrement, bien sûr que je le ferais…

Je voudrais tant cesser d’être écrasée par le monde, étouffée par ma propre colère contre laquelle je lutte pour qu’elle ne fasse pas d’éclat indésirable et qu’elle ne blesse personne, submergée par cette sensibilité que je ne peux pas expliquer…

Même prendre le bus, c’est un problème. Le simple fait de me retrouver entourée de toutes ces personnes, de tous ces inconnus, de sentir par certains de leurs regards qu’ils sont énervés ou angoissés, d’entendre leurs voix prononcer des mots auxquels je prête attention malgré le fait qu’ils ne me soient en aucun cas destinés… c’est un cauchemar. Je ne prends plus le bus sans mes écouteurs vissés dans mes oreilles.

Je viens de lire une histoire avec un personnage capable de lire dans les pensées des autres, et j’ai tout de suite eu une grimace en imaginant combien cela doit être atroce. D’une certaine façon, cela peut ressembler à ce que je vis…

J’ai peur. J’ai mal.

La semaine prochaine, je vais m’acheter un casque audio. Je… il faut que je m’isole du monde.

]]>
2020-01-04T04:12:32+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/2020-01-02-22-20-15 ... Selon ma mère, il ne faut jamais réfléchir trop loin, penser à un avenir trop sombre et sans aucun espoir. Pourquoi ? Parce que d’après elle, il faut faire au mieux, et qu’il faut essayer de sauvegarder l’humanité, que c’est notre rôle, que ça peut être la place de chaque individu dans le monde, le destin, en quelque sorte. Mais l’humanité est déjà pourrie jusqu’à la moelle ! La preuve, entre ma mère qui a déjà vécu plus de quarante ans sur cette terre, et mon frangin qui n’a même pas encore la majorité, c’est ma mère qui est l’optimiste ; on ne croit Selon ma mère, il ne faut jamais réfléchir trop loin, penser à un avenir trop sombre et sans aucun espoir. Pourquoi ? Parce que d’après elle, il faut faire au mieux, et qu’il faut essayer de sauvegarder l’humanité, que c’est notre rôle, que ça peut être la place de chaque individu dans le monde, le destin, en quelque sorte. Mais l’humanité est déjà pourrie jusqu’à la moelle ! La preuve, entre ma mère qui a déjà vécu plus de quarante ans sur cette terre, et mon frangin qui n’a même pas encore la majorité, c’est ma mère qui est l’optimiste ; on ne croit plus en l’avenir, nous les jeunes, les futurs adultes à qui est sensé appartenir cet avenir. Je ne supporte plus leurs discussions, j’ai envie de hurler, de hurler pour qu’ils se taisent et qu’ils n’en parlent plus jamais… j’étouffe, je me sens prise au piège, je… putain, ça va passer, c’est bon… c’est passé. J’ai encore l’impression d’être détruite de l’intérieure et de me faire poignarder à chaque mot que j’entends en provenance de la pièce à côté – ma famille continue les théories sur la fin du monde et l’humanité dans le salon en dégustant des gâteaux – mais je respire un peu mieux, j’ai réussi à me calmer un peu. J’entends encore les mots, j’entends parler de survie, de combat, et je ne peux m’empêcher de me répéter à quel point tout cela est vain. Sauver qui ? Sauver quoi ? Et puis, est-ce qu’on est seulement capable de sauver quelque chose ou quelqu’un ? Je me sens mal. J’ai envie de me tuer. Je souffre trop. Je devrais pas souffrir, c’est la nouvelle année, c’est sensé être un renouveau, c’est un moment joyeux… alors bordel, pourquoi je souffre à ce point-là ?? ?

]]>
2020-01-02T22:20:15+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/2019-est-mort-vive-2020 2019 est mort, vive 2020... J'arrive à émerger difficilement. Il a fallut que je dorme un peu, que je passe un temps considérable dans la salle de bain, et que j'arrive à reconstituer ma soirée/nuit du Nouvel An. Ce n'est pas très glorieux. On a fait quelques folies au niveau du repas, on a mangé quelques petites choses inhabituelles. On a même fait un cocktail au rhum... qui n'a pas fait long feu, bien entendu. Je crois me souvenir qu'on formait une belle bande de six personnes ivres, marchant d'un pas vacillant dans les rues en racontant des conneries. Je ne sais plus vraiment si on était six ou sept, J’arrive à émerger difficilement. Il a fallut que je dorme un peu, que je passe un temps considérable dans la salle de bain, et que j’arrive à reconstituer ma soirée/nuit du Nouvel An. Ce n’est pas très glorieux.

On a fait quelques folies au niveau du repas, on a mangé quelques petites choses inhabituelles. On a même fait un cocktail au rhum… qui n’a pas fait long feu, bien entendu. Je crois me souvenir qu’on formait une belle bande de six personnes ivres, marchant d’un pas vacillant dans les rues en racontant des conneries. Je ne sais plus vraiment si on était six ou sept, certains partaient et d’autres arrivaient, l’appartement dans lequel on avait décidé de faire notre "camp de base" était ouvert à n’importe qui, au final. On m’a entraînée dans des bars, j’ai bu et j’ai dansé, j’ai eu deux numéros, j’ai oublié de payer le dernier verre que j’ai pris, j’ai couché avec quelqu’un aussi mais rien de mémorable, j’ai encore perdu une écharpe, à un moment j’ai appelé ma mère et j’ai découvert qu’elle était encore plus bourrée que moi, j’ai réussi à dissimuler mes cicatrices sur le bras grâce à un gros bracelet… en bref, 2019 est mort et vive 2020…

]]>
2020-01-01T21:19:12+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Il-ne-me-reste-rien Il ne me reste rien J’ai l’impression d’avoir tout essayé, j’ai essayé de m’éloigner ou au contraire de me rapprocher, j’ai voulu protéger des personnes et j’ai voulu en condamner d’autres, j’ai tenté de me concentrer sur moi et mes ressentis, j’ai tenté de faire abstraction de moi et de ne penser qu’aux autres, j’ai éprouvé de la pitié envers certains, j’ai été jalouse, j’ai été tendre, j’ai été violente, j’ai été consolatrice et aimante, j’ai été aussi impassible qu’un mur de vieilles pierres, j’ai été silencieuse et secrète, j’ai été pleine J’ai l’impression d’avoir tout essayé, j’ai essayé de m’éloigner ou au contraire de me rapprocher, j’ai voulu protéger des personnes et j’ai voulu en condamner d’autres, j’ai tenté de me concentrer sur moi et mes ressentis, j’ai tenté de faire abstraction de moi et de ne penser qu’aux autres, j’ai éprouvé de la pitié envers certains, j’ai été jalouse, j’ai été tendre, j’ai été violente, j’ai été consolatrice et aimante, j’ai été aussi impassible qu’un mur de vieilles pierres, j’ai été silencieuse et secrète, j’ai été pleine d’entrain et d’amusement, j’ai fait rire avec mes histoires, j’ai blessé par mes mots… je ne sais plus que faire…

]]>
2019-12-29T05:44:38+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Ce-que-j-ecris-quand-je-derive Ce que j'écris quand je dérive... "Musique résonnant aux oreilles, regard impossible à détacher de l'écran d'un ordinateur portable neuf, les mains sur le clavier, un corps en mouvement se débat dans la nuit. Un geste se fait, se créé ; la nuit l'enferme et le geste meurt. Si ce n'est qu'un corps, que fait-il ici ? Qui l'a laissé traîner là, dans cette pièce ? Qui donc l'a laissé pendant des heures en croyant qu'il ne bougerait jamais ? Battement de cœur ou bien battement du tambour, cela se ressemble tant qu'on dirait d'un tambour qu'il est le cœur de la musique hypnotisante et sans harmonie qui résonne entre "Musique résonnant aux oreilles, regard impossible à détacher de l’écran d’un ordinateur portable neuf, les mains sur le clavier, un corps en mouvement se débat dans la nuit. Un geste se fait, se créé ; la nuit l’enferme et le geste meurt. Si ce n’est qu’un corps, que fait-il ici ? Qui l’a laissé traîner là, dans cette pièce ? Qui donc l’a laissé pendant des heures en croyant qu’il ne bougerait jamais ? Battement de cœur ou bien battement du tambour, cela se ressemble tant qu’on dirait d’un tambour qu’il est le cœur de la musique hypnotisante et sans harmonie qui résonne entre ces murs.
Les murs, elle voudrait qu’ils lui parlent. Racontez-moi… demande-t-elle en murmurant. Racontez-moi… Et elle le répète en boucle, sans fermer les yeux. Elle n’a pas besoin de fermer les yeux ; les yeux ne peuvent pas voir le mouvement, ce mouvement de léthargie, cet instant éternel aux allures d’illusion.
Je m’appelle Sarah. Je m’appelle Sarah. Je m’appelle… Il faut qu’elle s’en souvienne. Pourquoi est-ce si dur de s’en souvenir ? Sarah. Le corps de Sarah. Les pensées de Sarah. L’âme de Sarah. Sarah.
Assise devant l’ordinateur, elle s’immobilise. Une pierre, une cousine des murs qui sont là, autour d’elle, c’est ce qu’elle aimerait être. Si elle était faite de roche, entendrait-elle les murs parler ? Ou alors peut-être que eux, ils pourraient l’écouter parler. Bonjour, je m’appelle Sarah et je vis ici depuis bientôt deux ans… Je m’appelle Sarah. Oui, je sais, je l’ai déjà dit. Sarah, c’est mon prénom et je ne l’aime pas, ce prénom.
"La main vient caresser la joue. Effleurement timide, aussi doux que la musique qui se fait maintenant limpide et qui coule dans les oreilles, tentant d’aller à contre-courant jusqu’au cœur, poison de l’abandon. Un roc, une pierre, un mur. L’eau. Une masse brune ; de l’argile peut-être. Oui, l’argile, serait parfait parce que je pourrais en faire un nouveau prénom. Je m’appelle Sarah, je m’appelle Sa… je m’appelle… je m’appelle… mais qui m’appelle ? Elle n’a pas besoin de s’appeler elle-même. Je m'... non, je suis un corps. Voilà, un corps, de la musique, des murs, un battement lourd, et un petit bout d’argile.
Glissement. Danse du mouvement immobile. Danse que l’on ne voit pas, que l’on ne peut pas voir. Que l’on ne peut pas avoir.
Il ne m’aura pas, je ne sais pas pourquoi, mais je sais qu’il ne m’aura pas. Deux corps, des murs plus grands et plus épais, un spectacle de statues. Je suis un corps, je suis un corps, et lui aussi, c’est un corps. Que peuvent faire deux corps ? Il ne peut pas m’avoir, il ne peut pas me voir ; sans doute parce qu’il ne le veut pas. Mais alors que veut-il, qu’est-ce qu’un corps peut bien vouloir ? Les statues dansent mais ne se brisent pas ; leurs regards sans yeux sont fixés l’un dans l’autre. Et soudain… Je vais t’appeler Maxence. Tu as déjà un prénom, vraiment ? Dis-moi qui t’appelle. Qui t’appelle "fiston". Qui t’appelle "mon pote". Qui t’appelle "pervers". Qui t’appelle "emmerdeur". Qui t’appelle "chéri". Je ne t’ai pas demandé pourquoi. Je t’ai demandé qui. Quoi moi ? Mais voyons, je ne m’appelle pas ! C’est inutile de s’appeler soi-même.
Un corps. Maxence. Mon corps ; de petites pierres tombent et je les écrase sous mes pieds, je sens leur solidité. Je lève le pied, le repose. J’écrase encore les pierres. Puis, doucement, je viens poser mon visage sur les pierres brisées. J’entends un murmure. J’entends un corps. Un seul. Pas de murs, pas de pierres, ni d’argile, juste un corps. Pas de prénom, pas de danse, juste un mouvement. En haut. En bas. Encore en haut, encore en bas. Le battement est toujours aussi lourd. Le mouvement est toujours aussi lent. Du bruit, un geste répétitif, mais aucun souffle. Pourtant, j’entends quelque chose. Racontez-moi, racontez-moi comment on oublie un prénom, comment on s’arrache les yeux, comment on se coupe les oreilles, comment on étouffe un souffle, comment on écrase un corps, comment on fait pour tuer un mouvement..."

]]>
2019-12-28T23:19:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Merry-Christmas Merry Christmas... Je sais que c'est Noel, mais je n'ai pas la tête à ça. J'écris des textes qui n'ont aucun véritable début ni fin, j'écris des choses pour passer le temps, j'écris parce que je ne sais faire que ça. Parfois, je les fais lire à d'autres et parfois je les garde pour moi. C'est Noel et je me moque complètement que cela le soit. J'ai fini de regarder les derniers épisodes de "Fear the walking dead", hier soir. Cette série m'hypnotise. Je crois que je vais la regarder à nouveau. Les films joyeux ce n'est pas pour moi. Je sais que c’est Noel, mais je n’ai pas la tête à ça. J’écris des textes qui n’ont aucun véritable début ni fin, j’écris des choses pour passer le temps, j’écris parce que je ne sais faire que ça. Parfois, je les fais lire à d’autres et parfois je les garde pour moi. C’est Noel et je me moque complètement que cela le soit.

J’ai fini de regarder les derniers épisodes de "Fear the walking dead", hier soir. Cette série m’hypnotise. Je crois que je vais la regarder à nouveau. Les films joyeux ce n’est pas pour moi.

]]>
2019-12-25T17:52:21+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Hope Hope Je crois comprendre pourquoi ce mot est un prénom pour certains. Je m'imagine parfaitement pour quelle raison on aurait envie de nommer ainsi son enfant. Hope. L'espoir. On dit que c'est ce qui fait vivre. Alors ce serait ça qu'il me manque ? De l'espoir ? Cela me semble encore pire, avoir de l'espoir et se rendre compte qu'on espère pour rien... je ne sais plus quoi penser. J'ai vu un film, hier soir. "Soylent green". Marrant de constater les différentes interprétations qui naissent chez les personnes ayant vues ce film ; il y a celles qui espèrent et celles qui préfèrent ne pas Je crois comprendre pourquoi ce mot est un prénom pour certains. Je m’imagine parfaitement pour quelle raison on aurait envie de nommer ainsi son enfant. Hope. L’espoir. On dit que c’est ce qui fait vivre. Alors ce serait ça qu’il me manque ? De l’espoir ? Cela me semble encore pire, avoir de l’espoir et se rendre compte qu’on espère pour rien… je ne sais plus quoi penser.

J’ai vu un film, hier soir. "Soylent green". Marrant de constater les différentes interprétations qui naissent chez les personnes ayant vues ce film ; il y a celles qui espèrent et celles qui préfèrent ne pas espérer. Je n’arrive plus à croire en l’humanité, pas plus que je n’arrive à croire en moi. On a tous une part de ténèbres, on fait tous des choses plus ou moins terribles, mais on dit souvent que cela s’équilibre, que si les temps durs existent les bons côté de la vie existent aussi. Je ne le nie pas. Je dis seulement que malgré cet équilibre, la balance a toujours une tendance à finir par pencher du mauvais côté. Il suffit de regarder l’Histoire, de regarder le monde, de regarder les gens, de se regarder soi-même dans un miroir…

Je n’ai connu de fin heureuse que dans les livres ou les films. C’est pour ça que je n’aime pas regarder des films comme "Soylent Green", parce que cela ne fait que me rappeler les horreurs de la réalité, les horreurs que je connais déjà et celles que je ne connais pas mais que je m’imagine avec assez de facilité pour ne pas avoir besoin qu’un film me fasse un rappel supplémentaire. J’ai déjà bien assez mal au cœur comme ça. J’ai encore envie de pleurer, là. Ça y est, je pleure. J’ai… du mal à écrire. J’ai l’impression que je pourrais pleurer et pleurer pendant des jours et que j’en aurais encore besoin, de continuer à pleurer… que ça ne s’arrêtera pas. Toujours ces deux facettes de moi, la tristesse et la colère, l’envie de pleurer ou l’envie de cogner, me rouler en boule dans mon lit et dormir ou sortir courir dehors même quand il pleut jusqu’à être épuisée. Ce soir, les larmes dominent…

Heureusement que mes parents ne m’ont pas appelée Hope. Cela aurait été d’une telle ironie…

]]>
2019-12-21T18:43:41+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Mais-pourquoi Mais pourquoi ? Je ne comprends pas et je pense que je ne comprendrai jamais. Pourquoi moi ? Pourquoi suis-je toujours en décalage avec les autres ? Mais c’est quoi le problème avec moi, bordel ??? Quand ma mère me parle de quelque chose, peu importe le sujet, je n’arrive jamais à m’y intéresser. Parfois, il s’agit de choses importantes, de sa santé, de son travail, mais je ne sais pas pourquoi je n’y prête qu’un intérêt très limité, et mon esprit continue de divaguer ailleurs pendant qu’elle me parle. Certaines situations se passent bizarrement pour moi, alors que pour les Je ne comprends pas et je pense que je ne comprendrai jamais. Pourquoi moi ? Pourquoi suis-je toujours en décalage avec les autres ? Mais c’est quoi le problème avec moi, bordel ?? ?

Quand ma mère me parle de quelque chose, peu importe le sujet, je n’arrive jamais à m’y intéresser. Parfois, il s’agit de choses importantes, de sa santé, de son travail, mais je ne sais pas pourquoi je n’y prête qu’un intérêt très limité, et mon esprit continue de divaguer ailleurs pendant qu’elle me parle.

Certaines situations se passent bizarrement pour moi, alors que pour les autres tout est toujours normal et il n’y a jamais de moment gênant. Ce n’est pas que j’aimerais être dans une normalité et une banalité ennuyeuse, c’est juste que je me demande pourquoi mon originalité, ma différence de comportement, ne fait que gêner et déranger constamment le monde, à tel point que je finis moi-même par en être gênée, parfois.

Pourquoi n’y a-t-il jamais de dénouement joyeux ? Pourquoi les gens finissent-ils toujours par rire nerveusement et me regarder comme une folle ? Pourquoi n’ai-je jamais réussi à rencontrer cette fameuse meilleure amie avec qui on peut se taper des fous rires stupides pendant des heures comme deux gamines de quatre ans ? Et pourquoi j’ai besoin de tant de choses que je n’ai pas et que tout le monde ou presque a eu et trouve normal d’avoir ?

Mais que m’est-il arrivé, bon sang ?? ?

]]>
2019-12-20T15:07:17+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Juste-quelque-chose Juste... quelque chose. Je cherche quelque chose, je ne sais même pas vraiment quoi, je sais juste que je cherche quelque chose et que je le saurais quand je l'aurais trouvée. Parce qu'il me faut cette chose, parce qu'il me manque quelque chose, parce que je ne suis pas... parce que je ne suis pas ce qu'il faut, ce que je devrais être, ce qu'on attend de moi, ce que moi-même je voulais être. "Parfois, elle rêvait de se noyer, ou tout au moins de faire semblant de s'être noyée. Laisser sa veste et son téléphone sur une plage et partir à la nage. Elle pourrait être n'importe qui. Elle pourrait Je cherche quelque chose, je ne sais même pas vraiment quoi, je sais juste que je cherche quelque chose et que je le saurais quand je l’aurais trouvée. Parce qu’il me faut cette chose, parce qu’il me manque quelque chose, parce que je ne suis pas… parce que je ne suis pas ce qu’il faut, ce que je devrais être, ce qu’on attend de moi, ce que moi-même je voulais être.

"Parfois, elle rêvait de se noyer, ou tout au moins de faire semblant de s’être noyée. Laisser sa veste et son téléphone sur une plage et partir à la nage. Elle pourrait être n’importe qui. Elle pourrait recommencer de zéro. Elle pourrait faire mieux, cette fois."

J’ai trouvé ces mots quelque part, je ne me souviens plus où exactement et ça n’a pas d’importance. Ces mots auraient pu être les miens tant ils me correspondent. Cette idée de partir, de laisser ce qui existe déjà et d’essayer de s’en débarrasser pour pouvoir créer autre chose de nouveau, de mieux, pour essayer de se donner une seconde chance, la chance de ne pas refaire les mêmes erreurs, d’arriver à construire quelque chose qui compte vraiment, c’est une idée que j’ai eu de nombreuses fois. Un peu comme si j’appuyais sur la touche permettant d’effacer la partie d’un jeu vidéo pour ensuite en recommencer une nouvelle, pour recommencer tout à zéro avec à la fois de nouvelles cartes mélangées à certaines qui restent identiques.

Il me semble de plus en plus évident que le monde ne veut pas de moi et que je ne veux pas non plus de ce monde. Je me contente de faire avec, puisque l’on m’a mise ici. Je trouve cela stupide de dire que la vie est un cadeau, parce que si c’était un cadeau on aurait le choix de le refuser poliment, or, on ne peut pas faire cela, la vie nous tombe dessus et arrive notre naissance, notre premier souffle, nos premiers pas, etc… sans que l’on puisse dire non, sans que l’on puisse décider quoi que ce soit. Ce n’est pas moi qui ait décidé de lancer une nouvelle partie, le jeu m’a embarquée dedans tout seul. Moi, mon seul choix, c’est de survivre ou de mourir. J’aimerais tellement changer les choses… j’aimerais avoir quelque chose qui rendrait ma survie moins pénible, à défaut d’avoir le pouvoir de me faire oublier que je survis et que je ne vis pas.

]]>
2019-12-16T03:14:16+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Nouvelle-fuite Nouvelle fuite ? Ça fait un moment, maintenant. Avant, j'en avais très souvent, de ces envies de fuir. Je fuyais tout et tout le monde, je fuyais en me perdant dans mes pensées au lieu d'écouter les gens parler, je fuyais en sortant courir par n'importe quel temps. Je me souviens aussi de la fois où j'avais organisé une fugue pendant tout un weekend, le but étant de partir à un concert dans une ville que je ne connaissais pas, en prenant le train et en passant la nuit toute seule dans un hôtel... un plan complètement idiot que je n'avais finalement pas concrétisé. J'avais dix-sept ans et j'étais Ça fait un moment, maintenant. Avant, j’en avais très souvent, de ces envies de fuir. Je fuyais tout et tout le monde, je fuyais en me perdant dans mes pensées au lieu d’écouter les gens parler, je fuyais en sortant courir par n’importe quel temps. Je me souviens aussi de la fois où j’avais organisé une fugue pendant tout un weekend, le but étant de partir à un concert dans une ville que je ne connaissais pas, en prenant le train et en passant la nuit toute seule dans un hôtel… un plan complètement idiot que je n’avais finalement pas concrétisé. J’avais dix-sept ans et j’étais un peu idiote, de toute façon. Je le suis toujours, d’une autre manière, mais je le suis. Parce que j’ai à nouveau envie de fuir tout en sachant parfaitement que cela ne mènera à rien.

D’abord il y a l’idée la plus radicale, celle de la fuite définitive, c’est-à-dire le suicide. J’y ai songé un nombre incalculable de fois. Fuir la vie. Disparaître pour de bon. Mais ensuite j’ai pensé que je pourrais peut-être en profiter, de cette fuite, que je pourrais me sentir mieux si je ne fuyais pas complètement la vie mais uniquement certains aspects. Alors j’ai eu envie de partir, de faire un voyage, seule. Là aussi, j’ai renoncé. Parce qu’au fond, je suis une vraie girouette, je change d’avis bien trop vite, et je ne sais jamais vraiment ce que je veux. En ce moment, j’ai envie de fuir, mais cela peut très bien passer d’ici demain… et revenir le jour qui suit. Peut-être que je suis bipolaire, en fait.

Je ne sais pas ce qui est le mieux, finalement. Je ne le sais jamais. Que ce soit pour moi ou pour les autres, je ne suis pas fichue de savoir ce qu’il faut faire. Alors je fuis les autres et je me fuis moi-même… je n’arrive pas toujours à fuir, parfois je reste bloquée, et je ne suis pas vraiment fréquentable dans ces moments-là. J’imagine que tout le monde a ses erreurs, et probablement les regrets qui les accompagnent. Là aussi, je crois que j’ai quelque chose qui cloche : parfois j’en ai, des regrets, et parfois c’est comme si je n’en avais jamais eu et que je ne pourrais jamais en avoir peu importe à quel point ce que j’ai fait est grave. J’ai peur de tout ressentir et j’ai peur de ne rien ressentir, c’est pour ça que j’ai recommencé à me tailler la peau avec cette maudite lame. Une coupure est un moyen de fuir la souffrance tout autant que l’absence de souffrance.

Parfois je me dis que même la mort ne saurait être un moyen de fuir suffisamment loin de tout ce à quoi je veux échapper…

]]>
2019-12-15T21:49:16+01:00