Quelques morceaux de moi https://morceauxdemoi.journalintime.com/ fr 2019-12-05T14:58:42+01:00 https://morceauxdemoi.journalintime.com/The-end The end Parce qu'il faut bien que j'en parle, à un moment ou un autre. Que ce soit la fin de notre monde ou simplement ma fin, c'est-à-dire, ma mort, il fallait que j'écrive quelque chose à ce sujet. On dit souvent que la fin de quelque chose signifie le début de quelque chose d'autre. Une fin, un commencement. Je ne sais pas ce qui m'attend, après ma mort, et je ne tiens pas à le savoir. Et il en est de même pour la fin du monde. Beaucoup de personnes en parlent, beaucoup disent que cela arrivera plus tôt qu'on ne le croit, et beaucoup se préparent. Ils se préparent à survivre. Parce qu’il faut bien que j’en parle, à un moment ou un autre. Que ce soit la fin de notre monde ou simplement ma fin, c’est-à-dire, ma mort, il fallait que j’écrive quelque chose à ce sujet. On dit souvent que la fin de quelque chose signifie le début de quelque chose d’autre. Une fin, un commencement. Je ne sais pas ce qui m’attend, après ma mort, et je ne tiens pas à le savoir. Et il en est de même pour la fin du monde. Beaucoup de personnes en parlent, beaucoup disent que cela arrivera plus tôt qu’on ne le croit, et beaucoup se préparent. Ils se préparent à survivre. Intéressant. Ou désespérant. Je ne saurais trop dire de quel côté je me place vraiment. Ma logique, mon fonctionnement, c’est d’essayer au maximum de ne pas me perdre dans le passé ou dans le futur. Je verrai ce que je ferai une fois qu’on y sera. Tout ce que je vois pour le moment ce sont des gens qui ne pensent pas ou des gens qui pensent trop. Et moi j’oscille de l’un à l’autre, sans arriver à trouver l’équilibre. Ai-je jamais été équilibré ? Question à laquelle je ne répondrai pas.

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2019-12-05T14:58:42+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Lecon Leçon Les plus sages savent comment vivre. Mais ce ne sont pas les plus sages qui survivent. Les plus sages savent comment vivre. Mais ce ne sont pas les plus sages qui survivent.

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2019-12-01T17:15:40+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Nothing Nothing Tout à l’heure, je suis allée courir. Je me sentais mieux, plus tranquille, un petit peu plus sûre de moi. C’est si vite parti… ça s’en va et ça ne revient pas, ou alors, seulement pour quelques instants, comme si c’était un effet d’une drogue quelconque qui ne pouvait durer indéfiniment. Comme si me sentir bien n’était pas ce pour quoi je suis faite et que je ne pourrais jamais en avoir plus que quelques échos. Peu importe au final ce qui va se passer, je ne me sens pas capable d’y faire face. Je me sens sans aucune force, juste bonne à être balayée par les Tout à l’heure, je suis allée courir. Je me sentais mieux, plus tranquille, un petit peu plus sûre de moi. C’est si vite parti… ça s’en va et ça ne revient pas, ou alors, seulement pour quelques instants, comme si c’était un effet d’une drogue quelconque qui ne pouvait durer indéfiniment. Comme si me sentir bien n’était pas ce pour quoi je suis faite et que je ne pourrais jamais en avoir plus que quelques échos.

Peu importe au final ce qui va se passer, je ne me sens pas capable d’y faire face. Je me sens sans aucune force, juste bonne à être balayée par les événements de la vie et de la mort.

Il n’y a rien d’important en moi. Je suis un être transparent. On me voit sans me voir. Moi-même je n’arrive pas à me voir. Peut-être parce qu’il n’y a rien à voir.

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2019-12-01T02:58:05+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Quelques-mots-qui-me-vont-droit-au-coeur Quelques mots... qui me vont droit au cœur. « Moi aussi j’ai fait des choses dont j’suis pas très fier. Dis-moi ce que t’as fait. On te jugera pas, Iorek, on te jugera pas. - Et si je méritais justement que l’on me juge ? » A la croisée des mondes, la boussole d’or (saison 1, épisode 4) « Moi aussi j’ai fait des choses dont j’suis pas très fier. Dis-moi ce que t’as fait. On te jugera pas, Iorek, on te jugera pas.

- Et si je méritais justement que l’on me juge ? »

A la croisée des mondes, la boussole d’or (saison 1, épisode 4)

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2019-11-29T22:42:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Ce-qu-il-s-est-passe Ce qu'il s'est passé... Revenir ici pour écrire, ça me calme quelque peu. J'aurais voulu écrire tous les jours depuis la dernière fois, mais le déménagement a été la cause d'une petite période sans Internet. Maintenant que c'est réglé, je vais tâcher de mettre les choses au clair. Ma soirée du weekend dernier, d'abord. Comment dire... rien de neuf. Je sors, je m'amuse, je semble revivre, j'ai pendant quelques instants l'impression que cela va durer et qu'enfin je suis sortie de mes malheurs, et ensuite arrive... quelque chose. Il y a toujours quelque chose. Une phrase dite sans penser à mal mais qui, Revenir ici pour écrire, ça me calme quelque peu. J’aurais voulu écrire tous les jours depuis la dernière fois, mais le déménagement a été la cause d’une petite période sans Internet. Maintenant que c’est réglé, je vais tâcher de mettre les choses au clair.

Ma soirée du weekend dernier, d’abord. Comment dire… rien de neuf. Je sors, je m’amuse, je semble revivre, j’ai pendant quelques instants l’impression que cela va durer et qu’enfin je suis sortie de mes malheurs, et ensuite arrive… quelque chose. Il y a toujours quelque chose. Une phrase dite sans penser à mal mais qui, moi, me retourne le cœur dès que je l’entends. Ou bien une rencontre, retrouvailles avec une personne que je ne voulais absolument pas revoir. Ou encore une nouvelle rencontre qui se révèle être une perte de temps, voire une source d’ennuis. Et c’est sur ce troisième cas que je suis tombée, samedi soir. Des coups pareils, je ne les comprends pas. C’est à croire que l’univers adore se foutre de ma gueule.

Weekend ou semaine, c’est du pareil au même. Je me sens vide. Je vois le temps passer, je sais que je fais des choses mais elles ne me semblent jamais importantes. Et quand je souris, intérieurement, je sais que ce sourire n’est pas totalement vrai, qu’il est forcé. Même le câlin que j’ai échangé tout à l’heure avec l’autre nana qui est stagiaire avec moi, je n’ai pas eu la sensation que j’aurais dû avoir et ça m’a fait comme un choc. Moi qui ai si peu de contacts physiques agréables dans ma vie, cela aurait dû soulager mon cœur de toute sa noirceur. Sauf qu’il ne s’est rien passé, que je n’ai rien senti. Je suis vide…

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2019-11-27T21:04:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Folie Folie Ce soir, je sors. Cela fait longtemps que je n'ai pas fait de soirée. Et ça me manquait. Beaucoup. Pour moi, c'est à la fois jouissif et terriblement effrayant, de faire une soirée. Parce que j'ai l'impression de devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un d'assuré, qui danse, qui rit, qui s'amuse, qui séduit, qui profite de tout et de tous. Et je sais que cette "autre", c'est moi sans vraiment l'être. Un peu comme si 90% du temps j'étais le "moi qui a envie de mourir et qui est triste" et que les 10% restant étaient réservés à cet autre "moi qui est diabolique et qui est en colère". La Ce soir, je sors. Cela fait longtemps que je n’ai pas fait de soirée. Et ça me manquait. Beaucoup. Pour moi, c’est à la fois jouissif et terriblement effrayant, de faire une soirée. Parce que j’ai l’impression de devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un d’assuré, qui danse, qui rit, qui s’amuse, qui séduit, qui profite de tout et de tous. Et je sais que cette "autre", c’est moi sans vraiment l’être. Un peu comme si 90% du temps j’étais le "moi qui a envie de mourir et qui est triste" et que les 10% restant étaient réservés à cet autre "moi qui est diabolique et qui est en colère". La colère me poussant à me placer au-dessus des autres, tandis que la tristesse me ramène à me placer en-dessous. Pas moyen de trouver un équilibre dans tout ce bordel ?? ? J’aimerais bien.

Mais ces réflexions n’ont pas leur place ce soir. Pas à quelques heures de la folie qui se prépare…

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2019-11-23T19:02:12+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Je-cours-je-cours-mais-je-ne-peux-pas-m-echapper Je cours, je cours mais je ne peux pas m'échapper... Pourquoi ai-je perdu tant de temps à aller à la FAC ? Et au final, tout ce que j'y ai gagné c'est des emmerdes supplémentaires. La première étant un ennui mortel qui a rendu mes journées mornes et tristes à pleurer. Et la seconde arrive maintenant, semble-t-il, et il s'agit de chercher à me faire rembourser les sous que j'ai eu grâce à ma bourse étudiante. La FAC ne m'a servit à rien et c'est même pire, ce lieu a en quelque sorte achevé de me miner le moral. Même maintenant que je n'y suis plus, j'y pense encore et je me dis encore avec regret que j'y ai gaspillé trois ans de Pourquoi ai-je perdu tant de temps à aller à la FAC ? Et au final, tout ce que j’y ai gagné c’est des emmerdes supplémentaires. La première étant un ennui mortel qui a rendu mes journées mornes et tristes à pleurer. Et la seconde arrive maintenant, semble-t-il, et il s’agit de chercher à me faire rembourser les sous que j’ai eu grâce à ma bourse étudiante. La FAC ne m’a servit à rien et c’est même pire, ce lieu a en quelque sorte achevé de me miner le moral. Même maintenant que je n’y suis plus, j’y pense encore et je me dis encore avec regret que j’y ai gaspillé trois ans de ma vie. Je cours mais les problèmes et les regrets me suivent toujours…

Les remarques et les discussions blessantes avec ma famille se sont amplifiées. Résultat, j’en suis rendue au même point que l’an dernier, c’est-à-dire, tout cacher et tout garder pour moi. Visiblement, ils ne veulent pas en entendre parler, et constater mon état - colère et susceptibilité au moindre propos dérangeant, pour ne citer que ça - est une chose qu’ils ne veulent pas prendre en compte, qu’ils se refusent à vraiment voir. J’ai quand même eu droit à des reproches parce que je vais mal et qu’ils ne comprennent pas pourquoi… je trouve ça assez dingue. Un peu… révoltant, oui, c’est un mot qui décrit plutôt bien mon état d’esprit sur la question. Ne me reste qu’une solution, m’éloigner. M’éloigner physiquement, je veux dire. Je vais déménager. Seule. Et tâcher de trouver comment continuer ma vie misérable. Seule.

J’ai beau essayé de trouver de belles choses à ce monde, de chercher des pensées positives sur ma vie ou sur moi-même, tout fini par s’enchaîner à une vitesse folle et je n’arrive plus à suivre, je ne peux que regarder bêtement les problèmes s’amonceler les uns après les autres pour finalement me tomber dessus en bloc. J’ai l’impression d’être prisonnière, d’être enfermée et de ne jamais avoir de véritable liberté. Je suis tellement fatiguée… je me sens complètement foutue… irréparable.

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2019-11-20T21:07:49+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/J-en-peux-plus J'en peux plus... Une énième discussion houleuse à mon sujet. Et je me suis encore pris des propos affreux en pleine gueule. Je ne peux plus supporter tout ça. Comment leur dire, comment leur faire comprendre... je ne sais pas, je suis si fatiguée, si triste, si détruite... J'ai encore fini en larmes. J'étais à deux doigts de me remettre à cogner du poing contre le mur, comme je le faisais l'an dernier quand je vivais en colocation. Tant de mots pour ne rien dire, et tant de jugements... je n'arrive pas à m'en remettre. Et dire qu'il s'agit de ma propre famille, que même eux sont incapables d'être Une énième discussion houleuse à mon sujet. Et je me suis encore pris des propos affreux en pleine gueule. Je ne peux plus supporter tout ça. Comment leur dire, comment leur faire comprendre… je ne sais pas, je suis si fatiguée, si triste, si détruite…

J’ai encore fini en larmes. J’étais à deux doigts de me remettre à cogner du poing contre le mur, comme je le faisais l’an dernier quand je vivais en colocation. Tant de mots pour ne rien dire, et tant de jugements… je n’arrive pas à m’en remettre. Et dire qu’il s’agit de ma propre famille, que même eux sont incapables d’être là pour moi…

Retourner bosser demain est un soulagement. Le moins de temps je passerai avec ma mère et mon frère, le mieux ce sera. Je ne peux que supporter la compagnie des inconnus, des gens qui me connaissent à peine, des gens qui se laissent berner par le masque que j’ai décidé de mettre, parce que eux ils ne me posent pas de questions. Vu l’enfer que je vis, je crois qu’il est plus que temps que je songe à me trouver un appartement dans lequel vivre seule. La famille n’est qu’un poids, un immense poids qui me tire un peu plus encore vers le bas.

Pourquoi personne ne comprend ce vide que j’ai à l’intérieur de moi ? C’est comme si c’était une sorte de maladie inconnue, quelque chose que tout le monde fait exprès de ne pas voir et d’éviter par peur et incompréhension. Alors je fais comme eux, j’essaye de nier l’existence de ce vide, de la cacher. Mais j’en souffre terriblement. Et quand par malheur j’ai l’audace de montrer le gouffre sans fond qui aspire ma vie à chaque minute qui passe à quelqu’un, cette personne se transforme en un problème de plus que je ne peux pas gérer.

J’ai envie de quitter ma chambre, de fuir dehors, seule. De hurler dans la nuit et le froid. De marcher et de me perdre dans les rues pendant des heures. Et puis de finalement trouver le pont en-dessous duquel passe la rivière, et de me laisser tomber en bas. Cela ne me tuerait pas, j’en ressortirais seulement avec des blessures plus ou moins graves à cause de la chute, puisque la rivière n’est pas du tout profonde à cet endroit-là. De toute manière, cela fait des mois que je ne peux plus marcher à côté d’un pont sans me demander ce que je ressentirais si je sautais.

Tout le monde fait comme si c’était facile, comme s’il suffisait d’appliquer quelques conseils au hasard pour retrouver un semblant de vie. La vérité, c’est que quand on est vraiment perdu, qu’on a vraiment dérivé du chemin, qu’on se demande même si ce chemin a jamais existé, il n’y a personne pour nous ramener. Il y a seulement des gens qui donnent des conseils, et qui s’énervent quand on ose leur dire qu’on a déjà essayé et que ça ne fonctionne pas. Ils se sentent inutiles et ça les agacent, ils ont peur parce qu’ils se disent que si les conseils donnés ne marchent pas il y a des risques que ce ne soit pas réparable, et si un jour c’était leur tour et qu’ils ne pouvaient pas s’en sortir… ils préfèrent tout faire pour ne pas y penser. Alors quand on est en dépression, on est seul. Et on le reste. La question c’est comment vivre avec ça ? Personnellement, je crois que je ne le pourrais jamais.

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2019-11-17T21:46:38+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Soiree-pizza Soirée pizza J’ai envie de mourir. Là, tout de suite, je serai prête à le faire. Je le sens. Comme si c’était une nécessité, comme un besoin de respirer, sauf que ce serait plus un besoin d’arrêter de respirer. Plus de culpabilité, plus de rythme cardiaque qui s’accélère parce que j’ai des pensées qui me perturbent, plus de sensation de froid poignante à cause de ma solitude et du fait que je n’arrête pas de me dire que tout ce que je fais aurait un sens si je pouvais enfin le partager avec une autre personne. Je parle d’un véritable partage, pas juste d’une soirée où on J’ai envie de mourir. Là, tout de suite, je serai prête à le faire. Je le sens. Comme si c’était une nécessité, comme un besoin de respirer, sauf que ce serait plus un besoin d’arrêter de respirer. Plus de culpabilité, plus de rythme cardiaque qui s’accélère parce que j’ai des pensées qui me perturbent, plus de sensation de froid poignante à cause de ma solitude et du fait que je n’arrête pas de me dire que tout ce que je fais aurait un sens si je pouvais enfin le partager avec une autre personne. Je parle d’un véritable partage, pas juste d’une soirée où on supporte quelqu’un parce qu’on ne peut pas faire autrement. Une soirée comme celle que je viens de vivre.

On a décidé de « fêter le déménagement » en allant manger une pizza. J’ai mangé toute la pizza, je n’avais pas faim mais je l’ai mangée. Ma mère et moi, on a pris du vin. Je n’avais pas envie de boire mais j’ai bu. Je n’avais pas envie de parler non plus, pourtant j’ai parlé de tout un tas de choses, histoire de ne pas devoir supporter le silence. Je n’ai pas compris ce qu’il y avait à fêter. Mais visiblement, j’étais la seule à penser ça. Là, j’aimerais avoir une personne à appeler, quelqu’un à qui je pourrais dire à quel point cette soirée était merdique en écrivant quelques textos qui me permettraient peut-être de me détendre. J’ai brièvement songé à S. Et puis je me suis rappelée que d’être moi-même avec les gens est une mauvaise idée. Alors, je ne lui ai pas envoyé de message, j’ai gardé ma pensée pour moi.

J’ai envie de mourir parce que même dans les moments où je suis sensée me sentir bien je n’ai pas la sensation de vivre.

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2019-11-16T22:51:01+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Brume Brume Le froid est encore plus horrible, je crois, depuis qu'on a déménagé ; l'appart est sans doute moins bien isolé que le précédent. S'il n'y avait que ça... dans mon cœur aussi, il y fait horriblement froid, un souffle glacial semble y être en permanence, une sorte de brume faite de tout ce qui ne peut s'échapper de moi. Ma colère. Ma peine. Ma souffrance. Ma peur. Mais aussi ma tendresse, et mon amour... parce qu'il m'arrive encore de sentir qu'il me reste un peu de ces choses-là. Je me refuse à exprimer cela, à montrer le bon comme le mauvais, parce que ce n'est jamais bien Le froid est encore plus horrible, je crois, depuis qu’on a déménagé ; l’appart est sans doute moins bien isolé que le précédent. S’il n’y avait que ça… dans mon cœur aussi, il y fait horriblement froid, un souffle glacial semble y être en permanence, une sorte de brume faite de tout ce qui ne peut s’échapper de moi. Ma colère. Ma peine. Ma souffrance. Ma peur. Mais aussi ma tendresse, et mon amour… parce qu’il m’arrive encore de sentir qu’il me reste un peu de ces choses-là. Je me refuse à exprimer cela, à montrer le bon comme le mauvais, parce que ce n’est jamais bien accueilli. Alors j’ai froid au cœur et je vis avec ce fait.

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2019-11-16T16:03:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/J-aurais-du-faire-du-theatre J'aurais dû faire du théâtre On me l'a souvent dit. J'aurais dû faire du théâtre. Sauf que la vie est déjà une pièce de théâtre assez compliquée pour moi, donc pas besoin d'en rajouter. Je suis une bonne actrice, malgré tout. Quand on me croise, on pourrait presque me croire heureuse. Paraît-il que j'ai, je cite, "de l'énergie à revendre". Je cache juste mieux que les autres les pensées qui me viennent à l'esprit et qui sont à deux doigts de me détruire. Je suis retournée boire une bière, à ma pause de ce midi. J'étais presque la seule cliente au bar, assise dans mon coin, avec mon grand cahier et On me l’a souvent dit. J’aurais dû faire du théâtre. Sauf que la vie est déjà une pièce de théâtre assez compliquée pour moi, donc pas besoin d’en rajouter. Je suis une bonne actrice, malgré tout. Quand on me croise, on pourrait presque me croire heureuse. Paraît-il que j’ai, je cite, "de l’énergie à revendre". Je cache juste mieux que les autres les pensées qui me viennent à l’esprit et qui sont à deux doigts de me détruire.

Je suis retournée boire une bière, à ma pause de ce midi. J’étais presque la seule cliente au bar, assise dans mon coin, avec mon grand cahier et mon stylo, grattant frénétiquement le papier et y inscrivant des tonnes de mots dont je doute moi-même du sens. Je n’ai pas mangé, je fais n’importe quoi avec la bouffe, de toute façon. Soit je mange trop, soit je ne mange pas du tout. L’an dernier, je n’arrêtais pas de faire des crises d’hyperphagie boulimique - ouais j’ai même cherché le nom exact de ce problème sur Google, lors d’une de mes nuits d’insomnie - et j’étais ultra mal d’avoir pris des kilos. Maintenant, quand je me regarde dans le miroir, je me trouve un air dur. Mon corps a repris du muscle et j’ai maigris, sûrement un peu trop. Et mon visage, mon visage… je ne saurais quoi en dire. Aurais-je dû faire du théâtre ? Je n’en suis pas sûre. Pas avec un visage comme le mien. Je suis trop expressive. Alors, j’ai trouvé une technique, c’est simplement qu’au lieu d’essayer d’avoir une expression neutre, je laisse transparaître une émotion différente de celle que je ressens.

On a discuté un peu, S et moi. Elle aussi est passée par pas mal de trucs difficiles, des moments qui ressemblent parfois à ceux que j’ai dû vivre aussi. Je l’ai écoutée, j’ai fait comme si tout ça c’était du passé pour moi, comme si désormais rien de tout cela ne pouvait plus m’atteindre. Rien de plus faux, bien entendu. Mais S n’a pas à le savoir. S ne le saura jamais. Elle n’est pas différente des autres.

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2019-11-14T21:03:30+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Toujours-aussi-vide Toujours aussi vide Rien ne me débarrasse de mes idées de violence, de souffrance, de danger, de mort... J'ai passé la journée à dissimuler ce mélange, à tenter de me distraire par tous les moyens. Je fais ça tout le temps, me distraire. La vie m'ennuie, les gens m'ennuient, moi-même je me trouve ennuyeuse. Et je me sens toujours aussi vide. Il ne m'arrive que quelques péripéties au cours de ma journée, quelques petites embrouilles qui se règlent d'elles-même et qui ne changent rien à la monotonie de ma vie. Certains diraient que je devrais m'estimer heureuse de ne pas être constamment submergée Rien ne me débarrasse de mes idées de violence, de souffrance, de danger, de mort… J’ai passé la journée à dissimuler ce mélange, à tenter de me distraire par tous les moyens. Je fais ça tout le temps, me distraire. La vie m’ennuie, les gens m’ennuient, moi-même je me trouve ennuyeuse. Et je me sens toujours aussi vide. Il ne m’arrive que quelques péripéties au cours de ma journée, quelques petites embrouilles qui se règlent d’elles-même et qui ne changent rien à la monotonie de ma vie. Certains diraient que je devrais m’estimer heureuse de ne pas être constamment submergée par les soucis, que je me fais tout un film de ce que je ressens alors que ce n’est rien de grave. Je suis trop sensible, j’y peux rien. Et puis, même si ma vie a l’air plutôt calme, c’est justement ce calme qui m’étouffe. C’est simple : je ne peux pas supporter cette immobilité. C’est trop pour moi, c’est horrible de voir cet ennui qui recouvre tout, alors qu’en moi c’est la tempête, le bordel intégral, le foutoir complet…

Je me sens complètement vide, uniquement traversée par des pensées terrifiantes de temps à autre. Les jours se succèdent et je ne peux m’empêcher de me demander : qu’est-ce qui sera différent dans un mois, dans un an, dans dix ans ? Et j’angoisse de constater que la réponse sera : rien du tout. Ou alors si peu. Quel est le but d’avancer, de passer ces journées, d’avoir un an de plus ?

J’ai arrêté le poppers. Tout à l’heure, j’ai pété un câble, je sais pas trop ce qui m’a pris, j’avais la fiole dans la main et je l’ai éclatée contre un mur. Plus de poppers. Et je n’ai pas l’intention d’en racheter. Enfin, pas pour l’instant. J’ai plutôt été tenté de m’acheter des clopes. J’aimerais trouver quelque chose de pire. Des anti-dépresseurs peut-être ? Je ne sais même pas comment m’en procurer. J’ai bu une bière aujourd’hui, j’ai pas pu m’empêcher d’en prendre une deuxième, et puis une troisième… je suis arrivée à mon stage bourrée. Personne n’a rien remarqué. Faut dire que pour classer des bouquins le cul assis sur une chaise, y a pas besoin d’avoir toutes ses facultés mentales, hein.

Je me déteste. Je me dégoûte, aussi. Je sais plus quoi faire de moi.

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2019-11-12T20:46:35+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Echapper-a-tout-ca Échapper à tout ça Encore une discussion qui finit par être portée sur ma personne. Dès que ça va dans ce sens, ça m'oppresse ; je dois tout le temps essayer de m'expliquer, j'ai l'impression de devoir tout justifier, de devoir donner une raison qui explique mon comportement. Et je ne peux pas le faire. Je ne sais pas ce qui me rend comme ça, ce qui me file des pensées aussi sombres et morbides, ce qui a détruit la belle vision que j'avais de la vie et du monde, autrefois... Alors la colère arrive et la discussion s'achève quand je finis par dire : "bon, j'en ai marre qu'on parle de moi, donc on va Encore une discussion qui finit par être portée sur ma personne. Dès que ça va dans ce sens, ça m’oppresse ; je dois tout le temps essayer de m’expliquer, j’ai l’impression de devoir tout justifier, de devoir donner une raison qui explique mon comportement. Et je ne peux pas le faire. Je ne sais pas ce qui me rend comme ça, ce qui me file des pensées aussi sombres et morbides, ce qui a détruit la belle vision que j’avais de la vie et du monde, autrefois… Alors la colère arrive et la discussion s’achève quand je finis par dire : "bon, j’en ai marre qu’on parle de moi, donc on va arrêter là." Ce genre de discussion se termine toujours par une coupure brutale qui laisse les questions sans réponses et frustre tout le monde. Ma vie se résume à ça, de toute façon : nager en pleine incompréhension. J’aimerais tellement échapper à tout ça, m’échapper loin de ce bordel… sauf que si je partais, peu importe où, même si je partais à l’autre bout du monde, les problèmes me suivraient puisqu’ils sont les miens.

Une fois on m’a dit que pour m’en sortir, je devais me trouver un modèle, une personne que j’admire et à laquelle j’ai envie de ressembler, histoire que ça me tire vers le haut et que ça m’aide. Super conseil. Je n’arrive à admirer personne. Ou alors, les rares personnes que je pense admirer sont celles ayant encore plus de problèmes que moi, celles qui me ressemblent déjà et dont je me sens proche parce qu’on vit la même souffrance. Je ne parviens pas à me projeter dans le futur, à me rêver une vie différente de celle que j’ai aujourd’hui. Je n’ai pas de rêve, d’envie de faire quelque chose de particulier… c’est à peine si j’ai encore quelques élans de désir qui me traversent le cœur, et ces désirs-là restent de toute manière inassouvis, ne me rendant que plus frustrée et amère, encore plus que je ne le suis déjà.

M’échapper et échapper à mes problèmes… finalement, la seule façon de réussir à faire cela serait de mourir. La mort permet d’échapper à tout sans aucune distinction. Plus d’envie, plus de rêves, mais aussi plus de souffrance, plus de tristesse, parce que plus de corps ni d’esprit… plus rien. Et bien que ce "rien" me fasse peur, parfois je songe qu’il n’est peut-être pas si différent du vide que je ressens tous les jours en moi. Dans ces moments-là, ce "rien", cette mort qui efface tout, me paraît être ma meilleure solution.

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2019-11-10T20:32:46+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Trop-de-temps-pas-le-temps Trop de temps/pas le temps Oh putain ce bordel... franchement, c'était du grand n'importe quoi. Si on devait faire une pièce de théâtre sur ma vie, on l'appellerait comme ça "N'importe quoi". D'abord, j'ai mon stage qui a commencé. Ce n'est pas très fatiguant un stage, hein... ouais ouais, on en reparle après toutes ces heures à trier et à ranger des bacs entiers de livres et de CD, le tout avec une chef ayant un caractère de merde. Je les reconnais bien les gens avec ce caractère-là, c'est facile parce que j'ai le même. Du coup, paf, ça part en étincelles et c'est rarement bon qu'on se retrouve dans Oh putain ce bordel… franchement, c’était du grand n’importe quoi. Si on devait faire une pièce de théâtre sur ma vie, on l’appellerait comme ça "N’importe quoi".

D’abord, j’ai mon stage qui a commencé. Ce n’est pas très fatiguant un stage, hein… ouais ouais, on en reparle après toutes ces heures à trier et à ranger des bacs entiers de livres et de CD, le tout avec une chef ayant un caractère de merde. Je les reconnais bien les gens avec ce caractère-là, c’est facile parce que j’ai le même. Du coup, paf, ça part en étincelles et c’est rarement bon qu’on se retrouve dans la même pièce. Mais s’il n’y avait que mes 40 heures de stage dans toute cette semaine de l’enfer, ça aurait pu aller. Sauf qu’en plus, avec la famille, on était en plein déménagement… et qu’on devait gratter tout l’appart pour espérer récupérer la caution. On l’a récupérée, d’ailleurs. Et maintenant, je suis complètement crevée…

J’ai tant donné de moi, cette semaine. Je l’ai fait parce que je me disais qu’après tout ce temps passé planquée sous ma couette avec mes idées sombres, me bouger me permettrait de me réintégrer dans le monde, dans la société, d’essayer de m’y tailler une place… C’est toujours un échec, je n’ai visiblement aucune place dans ce monde.

Tout part en vrac, et comme toujours, je ne sais pas quoi faire. J’ai l’impression de ne rien pouvoir y faire, en fait, de ne rien pouvoir faire du tout, comme si je n’avais vraiment plus aucune force, plus aucune incidence sur les événements, plus aucun poids, plus aucun pouvoir sur quoi que ce soit. Avant, j’avais tellement de temps pour moi que je ne voulais qu’une chose : qu’une personne essaye de venir m’en piquer, qu’on s’entende bien, et que je sois finalement ravie de lui en céder, de lui offrir de mon temps, de ce trop plein de temps dont je ne savais que faire. Et maintenant que j’ai voulu courir partout dans toutes les directions afin d’être "active professionnellement", je n’ai plus du tout de temps pour moi et c’est peut-être encore pire. Plus de temps même pour tenir le coup niveau santé, et du coup j’ai failli faire un malaise hier…

Vide, je me sens vide. Encore. Pourquoi ça ne part pas ? Ma mère n’arrête pas de répéter que dans la vie il y a des hauts et des bas, que c’est normal, que ce sont ces cycles qui nous permettent d’avancer. Je finis par détester ce terme, "avancer", toujours continuer à marcher, à fonctionner jusqu’à la mort, à tenir le coup… mais tout ça pour quoi, au juste ? A quoi ça sert d’avancer quand on a aucun but ? Et que les souffrances se prolongent, s’étirent, semblant interminables…

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2019-11-09T20:39:11+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Fatiguee Fatiguée Je suis si fatiguée de devoir me battre constamment contre moi pour essayer de me traîner au milieu des difficultés. Personne ne sait pour mes crises de larmes et mes insomnies. Personne ne sait pour mon addiction au poppers et mes autres découvertes récentes à propos de produits peu recommandables. Personne ne sait qu'en ce moment j'ai toujours en tête de trouver un moyen efficace de me tuer. Personne ne sait que quand je regarde en boucle la série "Euphoria", c'est moi que je vois dans le personnage de Rue, c'est moi que je vois quand je vois cette fille qui se drogue et qui fait Je suis si fatiguée de devoir me battre constamment contre moi pour essayer de me traîner au milieu des difficultés. Personne ne sait pour mes crises de larmes et mes insomnies. Personne ne sait pour mon addiction au poppers et mes autres découvertes récentes à propos de produits peu recommandables. Personne ne sait qu’en ce moment j’ai toujours en tête de trouver un moyen efficace de me tuer. Personne ne sait que quand je regarde en boucle la série "Euphoria", c’est moi que je vois dans le personnage de Rue, c’est moi que je vois quand je vois cette fille qui se drogue et qui fait une overdose. Personne ne sait que ces derniers temps j’ai l’estomac et les intestins qui partent en vrille ; je sais pourquoi, c’est parce que j’ai envie de tout laisser tomber alors logique que mon corps lâche tout, lui aussi. Bordel, personne ne sait parce que justement si quelqu’un savait, ça ne changerait rien, du coup je ne me fatigue même pas à dire ou à expliquer ce qui se passe. J’ai déjà essayé et hormis me prendre plus de difficultés dans la gueule, je n’ai rien eu d’autre. Des phrases culpabilisantes comme quoi ce serait de ma faute… non mais sérieusement, je m’en veux déjà assez comme ça, c’est pas la peine d’en rajouter ! Parler est fatiguant. Ne rien dire est fatiguant. Tout est fatiguant…

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2019-10-30T13:36:28+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Porter-secours Porter secours Une petite envie de parler du SST. Sauveteur secouriste du travail, pour ceux qui ne savent pas. Perso, j'avais aucune idée de ce que ça voulait dire avant de le passer. Et la première chose que je souhaite dire à propos de ça, c'est que si jamais quelqu'un fait un malaise devant moi ou bien a un accident quelconque, je ne serais pas d'un très grand secours. Pas parce que je n'ai pas eu le diplôme du SST. C'est parce que dans ma tête, il peut se passer deux situations : soit la personne victime du problème est quelqu'un dont je me fous complètement et je vais faire les choses de Une petite envie de parler du SST. Sauveteur secouriste du travail, pour ceux qui ne savent pas. Perso, j’avais aucune idée de ce que ça voulait dire avant de le passer. Et la première chose que je souhaite dire à propos de ça, c’est que si jamais quelqu’un fait un malaise devant moi ou bien a un accident quelconque, je ne serais pas d’un très grand secours. Pas parce que je n’ai pas eu le diplôme du SST. C’est parce que dans ma tête, il peut se passer deux situations : soit la personne victime du problème est quelqu’un dont je me fous complètement et je vais faire les choses de façon froide et sans âme, soit la personne je m’y suis quelque peu attachée et là c’est la panique je suis incapable de faire les choses bien. Je l’ai déjà compris depuis un bon moment, je ne peux pas vraiment aider les gens. Et l’inverse est tout aussi vrai, puisque personne n’a l’air de pouvoir m’aider non plus. C’est comme ça, ce sont des faits. Et je m’y suis faite.

On entend souvent des émissions à la radio sur les jeunes en difficulté et à chaque fois que j’entends ça j’ai envie de m’arracher les cheveux. Mais à la place, je laisse mes cheveux tranquille, et j’éteins la radio avant d’avoir envie de taper dans un mur. Je ne suis pas "une jeune en difficulté". Je suis juste une personne qui a des situations à affronter, des situations que la majorité des gens trouve faciles mais qui pour moi sont de véritables épreuves.

Deuxième chose à dire sur le SST : je l’ai passé et je me suis sentie aussi euphorique et contente de moi que si j’avais passé à nouveau mon BAC. Je sautais de joie et tout, on me regardait bizarre… parfois je me dis que je suis peut-être bipolaire.

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2019-10-29T19:47:53+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Journee-inutile Journée inutile Réveil vers 14h. Pas d'impératifs aujourd'hui alors j'ai fait une méga grasse mat. Et qu'est-ce qui m'arrive quand je dors trop ou pas assez ? Mal au crâne. J'ai rien foutu de ma journée. Je devais me motiver pour chercher une formation mais j'ai pas réussi. Au lieu de ça, je me suis retrouvée à regarder un film super bizarre, "The Master". Un film à mon image. Impec. Nouveau problème à inscrire sur une liste déjà bien assez longue : le poppers. Il y a environ deux mois, je ne connaissais même pas ce truc. Maintenant, j'en suis complètement fan. Et aujourd'hui, j'ai passé le Réveil vers 14h. Pas d’impératifs aujourd’hui alors j’ai fait une méga grasse mat. Et qu’est-ce qui m’arrive quand je dors trop ou pas assez ? Mal au crâne.
J’ai rien foutu de ma journée. Je devais me motiver pour chercher une formation mais j’ai pas réussi. Au lieu de ça, je me suis retrouvée à regarder un film super bizarre, "The Master". Un film à mon image. Impec.
Nouveau problème à inscrire sur une liste déjà bien assez longue : le poppers. Il y a environ deux mois, je ne connaissais même pas ce truc. Maintenant, j’en suis complètement fan. Et aujourd’hui, j’ai passé le temps à sniffer ce flacon, à rire seule dans ma chambre comme une débile, à me masturber aussi, et à regarder des vidéos sur mon ordinateur.
"Bordel, mais reprends-toi un peu, Alex !" Hello, petite voix de ma conscience, ça faisait longtemps… dis, tu pourrais pas disparaître à nouveau ? Ouais, ça aussi, c’est un de mes problèmes : je me parle toute seule. Souvent. Trop souvent.
Bref, aucune motivation. Ma seule envie, c’est de faire la fête le soir de Halloween et de me bourrer la gueule.

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2019-10-28T20:29:00+01:00
https://morceauxdemoi.journalintime.com/Retour Retour Me revoilà... encore à écrire des choses, des tas de choses probablement stupides et dénuées de sens. Je crois que je ne pourrais jamais m'en empêcher, écrire tout en sachant que c'est vain est une activité que je continuerais certainement de faire tout le reste de ma vie. J'avais un autre journal sur ce site, avant. Je ne l'ai pas effacé, il y est toujours. Mais c'est une ancienne part de moi, des morceaux de moi que je ne supporte plus de relire. Ce n'est pas que j'ai changé, non, c'est juste qu'il y a des choses sur lesquelles je me serais prise la tête pendant des pages Me revoilà… encore à écrire des choses, des tas de choses probablement stupides et dénuées de sens. Je crois que je ne pourrais jamais m’en empêcher, écrire tout en sachant que c’est vain est une activité que je continuerais certainement de faire tout le reste de ma vie.
J’avais un autre journal sur ce site, avant. Je ne l’ai pas effacé, il y est toujours. Mais c’est une ancienne part de moi, des morceaux de moi que je ne supporte plus de relire. Ce n’est pas que j’ai changé, non, c’est juste qu’il y a des choses sur lesquelles je me serais prise la tête pendant des pages entières et qui, maintenant, ne me font plus aucun effet. Alors, nouveau journal.

Mon être actuel est un mélange de dépression et d’hypersensibilité. De moments où je ne ressens rien, à des moments où je ressens tout puissance dix. Peu à peu, les rares personnes que je pouvais encore appeler des amis me lâchent et me laissent de côté. Ils font leurs vies de leur côté, et je n’ai qu’à rester dans mon coin, de mon côté, à les regarder partir au loin, loin de moi. Parfois, je m’énerve contre eux. Parfois, je m’énerve contre moi. Là, c’est mon tour ; j’ai passé la journée à faire la gueule et à me traiter mentalement d’imbécile et d’incapable parce que je n’arrive pas à savoir ce qui pourrait bien me rendre ma joie de vivre. Comme quoi je n’ai pas vraiment changé. Et depuis combien de temps ça dure ? Je sais même plus. Je suis même plus sûre de vouloir le savoir. Je m’en fous. Pas mal de trucs me passent au-dessus de la tête, en fait.

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2019-10-28T03:06:00+01:00